Les unités spéciales en France

Les unités d’élite, en particulier les unités des forces spéciales véhiculent fascination, fantasme auprès d’un large public. Chaque année, des milliers de candidats tentent leur chance pour intégrer l’entité de leur rêve : GIGN, Commandos Marine, Commandos de l’Air.

Retrouvez dans cet article tous les détails sur les unités des forces spéciales de toutes les armées, et de la police nationale.

Marine Nationale

Les Commandos Marine

Les commandos marine sont l’élite des fusiliers marins, la force de combat de la marine française. Un corps qui ne compte que quelques 450 élus, triés sur le volet au terme d’une sélection draconienne, engageant autant la tête que les jambes.

La Marine nationale compte six unités de commandos, qui font partie des Forces spéciales : Jaubert et Trépel (spécialité : assaut mer et extraction), de Montfort (appui et neutralisation distance), de Penfentenyo (reconnaissance et renseignement), Hubert (action sous-marine : nageurs de combat) et Kieffer (soutien).

Les principales missions des commandos marine : mener des actions de combat, ainsi que de protection et d’évacuation des personnels militaires, des populations et des ressortissants, dans le cadre d'opérations militaires, en France et dans le monde entier.

Ils identifient, contrôlent et protègent les zones sensibles. Ils réceptionnent, préparent, approvisionnent et stockent armes, équipements et consommables. Ils sont aussi amenés à former des personnels militaires. On retrouve les commandos marine dans les missions de lutte contre le narco-trafic, de police des pêches ou de contre-terrorisme maritime.

Les unités d’élite de l’armée de l’air

CPA 10

Le commando Parachutiste de l'Air no 10 (CPA 10) est l'unité de forces spéciales de l'armée de l'Air et de l'Espace. Rattaché au commandement des opérations spéciales (COS), il est le spécialiste du guidage aérien et de la reprise et reconnaissance des zones aéroportuaires. Les 280 hommes du commando, situé sur la base aérienne 123 Orléans-Bricy, sont aussi formés pour les opérations de contre-terrorisme, de libération d’otages, de l'évacuation de ressortissants ou de la capture de cible de grande valeur.

Les unités d’élite de l’armée de terre 

1er RPIMA

Unité de forces spéciales unique au sein des armées, le 1er RPIMa est le spécialiste des opérations spéciales en milieu aéroterrestre. Spécialisé dans le segment « action » des opérations spéciales, le 1er RPIMa a vocation à apporter au commandement des réponses non conventionnelles à des situations de crise particulières. Son action vise à générer des effets précis sur l’adversaire (capture, neutralisation, destruction, extraction, etc.) ou à acquérir du renseignement, préalable à tout engagement sur objectif. Expert dans la conduite des opérations aéroterrestres de niveau stratégique ou nécessitant l’emploi de modes d’action spéciaux, le 1er RPIMa conduit des opérations militaires engagées en totale autonomie ou en coordination avec d’autres composantes.

Le 1er RPIMa conduit également des missions d’environnement qui contribuent à l’atteinte d’objectifs stratégiques : formation et accompagnement au combat d’unités étrangères, liaison-contact avec les différents acteurs d’une crise, protection rapprochée de hautes autorités en zone de guerre…

Le 1er RPIMa a enfin pour mission de former et fournir les spécialistes de la logistique opérationnelle (LOGOPS) nécessaires à la conduite des opérations spéciales. Ces spécialistes de la LOGOPS sont issus des personnels de soutien du 1er RPIMa.

13ème RDP

Renseigner dans la profondeur : Le 13ème RDP est un système complet de renseignement. Il assure la recherche, le traitement et la diffusion de renseignement d’origine humaine et de niveau stratégique.

Dans la plus grande discrétion des opérations spéciales, ses équipes de recherche aéroportée mènent des missions à des fins de ciblage et d’appréciation de situation dans des pays en crise ou menaçant de l’être.

Le 13ème RDP est déployé sur tous les théâtres, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

Les déploiements du 13ème RDP sont conduits en « auto-relève », ce qui signifie que le régiment maintient, en permanence, des détachements déployés partout dans le monde. Ces détachements sont de taille variable, pouvant aller d’un opérateur isolé à plusieurs dizaines, en fonction des besoins de la mission. 

L’unité d’élite de la gendarmerie

Le GIGN

Le GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) a été créé en 1972 après la prise d'otage d'athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich (Allemagne). Sous commandement militaire, il a le même périmètre d'intervention que la gendarmerie, les zones rurales et périurbaines. Ses principales missions d'intervention sont le contre-terrorisme aérien, maritime, ferroviaire, les attaques dans des centrales nucléaires et les prises d'otages en France ou à l'étranger.

Les unités d’élite de la police

Le RAID

Le Raid, n'a qu’une mission d’intervention. Cette unité a vu le jour en 1985 pour lutter contre le grand banditisme, la criminalité organisée et le terrorisme. Sa zone d'intervention est plutôt urbaine, dans les départements proches de Paris, mais peut s'étendre à tout le territoire, comme on l'a vu lors de l'assaut contre l'appartement de Mohamed Merah à Toulouse.

LA BRI

La BRI (Brigade de recherche et d’intervention) est la plus ancienne des forces spéciale d'intervention. Elle a été créée en 1964 à Paris, au 36 quai des Orfèvres. Elle dépend de la direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. A partir de 1977, la BRI a essaimé dans d'autres villes, notamment à Lyon. On en compte 15 aujourd'hui. La BRI est la seule force à "cumuler des fonctions judiciaires (filatures, collecte de preuves) et à mener des interventions spéciales dans ce cadre".

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